La Jurade de Bordeaux est une institution emblématique née en 1237 sous l’autorité d’Henri III d’Angleterre, alors duc d’Aquitaine. À l’origine, elle désignait le conseil municipal de Bordeaux, composé de jurats chargés d’administrer la ville, de rendre justice et de réguler le commerce. Elle joua un rôle central dans le contrôle du vin, ressource vitale pour la cité, en garantissant la qualité des productions, en délivrant les autorisations d’exportation et en protégeant les intérêts bordelais grâce au « privilège des vins », qui favorisait la vente locale avant celle du Haut-Pays. Supprimée en 1790, elle renaît en 1948 sous une forme symbolique. Aujourd’hui, vêtue de robes rouges bordées d’hermine, elle célèbre les vendanges, intronise de nouveaux membres et promeut dans le monde entier le prestige des vins de Bordeaux, entre tradition, patrimoine et diplomatie culturelle.Lire la suitejurade de Bordeaux
Repère : commerce
Le commerce. Une longue histoire d’échanges, de contributions, d’engagement. La recherche d’une forme d’équilibre, respectueuse de l’autre, visant à l’équité de cet échange. Ou, au contraire, sa négation, portée par des formes diverses de duperie ou de cupidité. Histoire de tous les marchés, des transactions qu’ils autorisent. Histoire des institutions, des entreprises qui en animent les innombrables rouages. Acheter, vendre, produire, consommer, un tourbillon de repères dans lequel nous nous faisons ou nous laissons entraîner avec plus ou moins de satisfaction…
La rue Sainte-Catherine est l’artère commerçante principale de Bordeaux, s’étendant sur environ 1,2 kilomètre entre la Place de la Comédie, au nord, et la Place de la Victoire, au sud. Son tracé suit l’ancien cardo maximus de Burdigala, la cité romaine, témoignant de son importance historique. Le nom de la rue provient d’une chapelle dédiée à sainte Catherine, érigée au…Lire la suiteRue Sainte-Catherine
Quanzhou : emporium mondial de la Chine des Song et des Yuan
[chin. 泉州:宋元中国的世界海洋商贸中心 Quánzhōu: Sòng yuán zhōngguó de shìjiè hǎiyáng shāngmào zhōngxīn]
Le site en série de Quanzhou illustre le dynamisme de la ville en tant qu’emporium maritime pendant les périodes Song et Yuan (Xe-XIVe siècles de notre ère) et ses interconnexions avec l’arrière-pays chinois. Quanzhou a prospéré pendant une période très importante pour le commerce maritime en Asie. Le site comprend des édifices religieux, notamment la mosquée Qingjing, du XIe siècle, l’un des premiers édifices islamiques de Chine, des tombes islamiques et un large éventail de vestiges archéologiques : bâtiments administratifs, quais en pierre qui étaient importants pour le commerce et la défense, sites de production de céramique et de fer, éléments du réseau de transport de la ville, ponts anciens, pagodes et inscriptions. La ville était connue sous le nom de Zayton dans des textes arabes et occidentaux du Xe au XIVe siècle de notre ère.Lire la suiteQuanzhou : emporium mondial de la Chine des Song et des Yuan
La bouteille circule sur un marché, et les marchés disent beaucoup de notre manière d’habiter le monde, car le commerce n’est pas qu’échange de biens, il est relation humaine. Des étals colorés d’Oaxaca aux marchés historiques d’Europe, des labyrinthes d’Asie aux bazars du Moyen-Orient, les marchés sont des lieux de transmission, de rencontres et de mémoire. On y échange des produits, mais aussi des gestes, des savoir-faire, des récits hérités de générations. Ils racontent la vie des cités autant que celle des marchands, mêlant les sens, le droit, la culture et l’économie. Le commerce y apparaît comme une mise en lien : entre producteurs et acheteurs, entre territoires lointains, entre passé et présent. Pourtant, cette dimension humaine peut se diluer lorsque l’échange se réduit à la seule logique du profit, oubliant la réciprocité, la confiance et la responsabilité. Les marchés rappellent que commercer, c’est reconnaître l’autre, négocier sans effacer la dignité, inscrire l’échange dans un tissu social vivant. Que disent-ils alors de l’épopée du commerce, sinon qu’elle oscille sans cesse entre humanité partagée et abstraction marchande ? Et si l’on commençait par questionner notre indéfinition du « commerce » ?Lire la suiteSi tous les marchés du monde…
La bouteille s’inscrit dans un cycle économique révélateur des équilibres et déséquilibres qui structurent notre monde, interrogeant à la fois la « maison commune » que nous partageons et les systèmes chargés d’en limiter les inégalités et les nuisances. Les discours foisonnent : économie créative, circulaire, frugale, verte ou sociale, suscitant autant d’adhésion que de dérision, signe d’une humanité prompte à s’opposer sans toujours clarifier les notions qu’elle emploie. Croissance, décroissance, consommation ou alternatives s’affrontent, tout comme les mots argent, travail, industrie ou épargne, sans que soit toujours posée la question centrale : au service de qui et de quoi se place l’économie ? Entre logiques libérales, sociales, capitalistiques ou collectivistes, les débats sont anciens mais prennent une acuité nouvelle face à des modèles prédatoires qui semblent nous emporter. Se souvenir que l’économie désigne l’administration de la maison invite à déplacer le regard : au-delà de la concurrence et de l’accumulation, penser la gestion des biens communs et l’unité humaine qu’elle rend indispensable. Et si l’on commençait par questionner notre indéfinition de l’économie ?Lire la suiteLa maison commune…
Les vins de Bordeaux constituent un pilier identitaire, économique et culturel majeur pour la ville et sa région. Le vignoble bordelais, plus vaste vignoble d’AOC au monde avec environ 110 000 hectares, se répartit entre plusieurs zones emblématiques comme le Médoc, les Graves, l’Entre-deux-Mers, le Libournais et le Blayais-Bourgeais. Le climat océanique tempéré et la diversité des terroirs (graves, argiles, sables) permettent l’expression de cépages variés, dominés par le cabernet sauvignon, le merlot et le cabernet franc pour les rouges, et le sauvignon blanc et le sémillon pour les blancs. L’histoire du vin bordelais s’enracine dans l’Antiquité, mais connaît un essor décisif au Moyen Âge avec le commerce vers l’Angleterre, puis au XVIIᵉ siècle grâce aux négociants hollandais. Le classement de 1855 consacre la renommée internationale des Grands Crus. Bordeaux demeure aujourd’hui un centre majeur du négoce et de l’exportation, avec une filière employant des dizaines de milliers de personnes. Le vin imprègne aussi la culture locale, illustrée par la Cité du Vin et de grands événements. Confrontés aux défis climatiques et économiques, les vins de Bordeaux évoluent entre tradition et innovation.Lire la suiteVins de Bordeaux
[néologisme] Décrit une philosophie de vie basée sur la cupidité, l’avidité et la recherche incessante de l’accumulation de biens matériels, sans considération pour les conséquences éthiques, environnementales ou sociales. Cette approche place l’intérêt personnel et la satisfaction immédiate au-dessus de toute réflexion sur le partage, la solidarité ou les valeurs éthiques. Les « cupidistes » cherchent à accroître leur richesse et leur…Lire la suitecupidisme
Vous pouvez compléter, modifier, améliorer cette indéfinition ou en proposer une autre au regard de vos savoirs, langages, pratiques, histoire… qu’elle soit formulée sur un mode scientifique, culturel, poétique… contact@21dialogues21.org
La foire de Saint Denis se revendiquait de l’héritage de la foire carolingienne mythique d’Aix la Chapelle… Cette foire se tenait dans la ville de Saint Denis, au nord de Paris et portait le nom du Landit. Elle démarrait le lundi qui suivant la Saint Barnabé (11 juin) et durait 15 jours. C’est Charles le Chauve qui aurait donné le privilège de la foire de Saint Denis en 876. Placée d’abord sur la route qui menait à Paris, au niveau du village de la Chapelle Saint Denis, elle fut transférée dans la ville de Saint Denis par Louis XI. La foire attirait marchands de drap et d’étoffes qui venaient de Champagne, Picardie et du Poitou [Une autre hypothèse était que la foire du Landit remontait à Louis VI le Gros au début du XIIe siècle (…) Au Moyen Age, elle attirait le Parlement de Paris et l’Université qui y venaient en grande pompe une journée. En effet, la foire était célèbre pour les parchemins qu’on y trouvait. Aussi, l’Université venait s’approvisionner, en ayant priorité sur les parcheminiers, qui achetaient les lots ensuite (…)Lire la suiteLa foire de Saint Denis ou du Landit
Symbole : Organisation mondiale du commerce (OMC).Lire la suiteOrganisation mondiale du commerce (OMC) (symbole)
UNIDEO: économieLire la suiteéconomie (UNIDEO)
Symbole : Compagnie néerlandaise des Indes orientales.Lire la suiteCompagnie néerlandaise des Indes orientales (symbole)
Drapeau : Communauté européenne du charbon et de l’acier (CECA).Lire la suiteCommunauté européenne du charbon et de l’acier
Symbole : Communauté économique des États de l’Afrique de l’OuestLire la suiteCommunauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (symbole)
[Créées officiellement en 1885, les Puces de Saint-Ouen sont composées de 11 marchés différents avec plus 2000 stands et boutiques répartis sur 7 hectares.] Le marché aux Puces de Paris Saint-Ouen est la plus importante concentration d’antiquaires et de brocanteurs du monde, totalisant plus de 5 millions de visiteurs par an parmi lesquels on croise beaucoup de touristes étrangers et…Lire la suitePuces de Saint-Ouen
Portobello Road est une rue typique située dans le quartier de Notting Hill, au Nord de Hyde Park. Le marché de Portobello Road s’impose quant à lui comme le plus grand marché aux antiquités au monde. Il accueille plus de 1000 vendeurs, principalement des antiquaires et des brocanteurs. Le marché est ouvert tous les jours, sauf le dimanche. Le meilleur…Lire la suitePortobello Road
Le marché aux puces de Setagaya Boro-ichi se tient depuis 1578 et est désormais officiellement reconnu comme l’un des biens culturels populaires immatériels de Tokyo. « Boro » est le terme japonais désignant les vieilles chutes de tissu, qui étaient autrefois les principaux objets échangés sur le marché. Aujourd’hui, de nombreux vendeurs installent des stands proposant une grande variété d’articles,…Lire la suiteLe marché aux puces de Setagaya Boro-ichi
Depuis une vingtaine d’années, l’industrie cinématographique nigériane, mieux connue sous le nom de Nollywood, a connu une croissance remarquable, s’élevant au rang de l’une des forces majeures du paysage cinématographique mondial. Nollywood est désormais la deuxième industrie cinématographique du monde en termes de nombre de films produits, devant Bollywood. Mais cette première place sur le podium, Nollywood ne la doit…Lire la suiteEn quoi le cinéma nigérian est-il le reflet de la réalité sociale et économique du pays ?
[Résumé d’article] L’intégration des œuvres littéraires dans l’entraînement des intelligences artificielles continue de susciter des controverses. Si de nombreux auteurs dénoncent l’utilisation de leurs écrits sans consentement, certaines maisons d’édition, comme HarperCollins, proposent désormais de vendre des livres à des entreprises d’IA moyennant une compensation financière. Ainsi, des auteurs se voient offrir 2 500 dollars pour permettre l’utilisation de leurs…Lire la suiteLes maison d’éditions vendent désormais leurs livres à des IA
A partir de l’Italie du Nord, où ont été jetées les bases du système bancaire, les premiers centres financiers se développent au XIVe siècle en Europe. Voie d’accès maritime vers l’Europe du Nord, favorablement située au carrefour de la région de la Baltique et des routes commerciales reliant les grandes foires d’Europe occidentale, Bruges devient une étape importante pour les…Lire la suiteVan der Beurse – A l’origine des Bourses…
Nous avons créé une économie qui ne peut pas soutenir le progrès économique, une économie qui ne peut pas conduire où nous voulons aller.Lire la suiteUne économie qui ne peut nous mener là où nous voulons aller












